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Le témoignage de Chantal

Merci à Pierre et Stanzie pour leur bénévolat, leur patience, leur gentillesse... Merci d'ouvrir votre maison et de mettre à disposition la clef des portes qui mènent à la liberté :). Vous qui me lisez en ce moment, vous avez l'opportunité de la prendre et d'ouvrir la vôtre: votre liberté...

Mai 2003, je suis libre, le soleil brille dans mon coeur, la paix et la sérénité m'habitent, je savoure la vie... L'ago et ses crises d'angoisse appartiennent au passé, enfin tout est rentré dans l'ordre :).

Je ferme les yeux et j'ai besoin d'aller chercher loin en arrière pour comprendre cette étrange histoire :), je dis loin, et pourtant, il y a quelques mois à peine la peur me dominait, dirigeait mes pensées, mes attitudes, mon corps... Elle m'empêchait de tenir debout, me donnait mal au ventre, contractait tous mes muscles au point de démarrer des crises de tétanie, envies de vomir, des vertiges encore et encore, me serrait la poitrine au point d'étouffer avec l'impression de mourir, de ne plus pouvoir respirer. À chaque attaque de panique, je pensais que c'était la dernière parce que j'allais mourir tellement ça serrait, je n'avais plus d'air... Oui mais voilà, au tout début, je ne savais pas que c'était des attaques de panique alors évidemment je paniquais davantage et je nourrissais ma peur chaque jour un peu plus :).

Je passerai sur mon passé, j'ai fini mon travail de deuils :). J'ai accepté que mes parents nous aient donné ce qu'ils pouvaient avec ce qu'ils avaient reçu eux-mêmes en héritage: leur propre schéma familial. Je dirai simplement que j'ai été leur "parent" dès que j'ai commencé à avoir l'âge de penser :), le destin me volait mon enfance, mon adolescence... Moi, le "parent", "l'infirmière dans l'urgence", "le psy" à 6 ans, je me sentais déjà très adulte avec l'impression d'avoir vécu 10 vies :). J'étais donc prédisposée à développer l'angoisse, la peur et surtout la culpabilité. En contrepartie, j'avais un gros acquis: l'autonomie, je savais compter sur moi :).

Développement de l'agoraphobie

Année 1999: j'intègre une société où je suis la seule femme, ça ne me dérange pas, je me retrouve isolée dans un bureau avec mon chef. Je le trouve gentil mais un peu renfermé et bizarre par moments. Moi j'aime travailler dans la bonne humeur alors j'installe une ambiance joviale, sympathique. Ça fonctionne, mais pas longtemps.

Année 2000: Au fil du temps, mon chef devient possessif, jaloux, exclusif. J'ai du mal à communiquer avec les autres, ça l'agace. J'étouffe, mais j'aime mon job alors je tiens bon. Puis le climat prend une tournure de plus en plus malsaine. J'ai ce sentiment bizarre de me sentir prisonnière dans ce bureau, enfermée 8 heures avec lui. Je deviens une éponge qui absorbe ses angoisses, chaque jour un peu plus. J'essaye de lui faire comprendre gentiment, ça ne marche pas; j'essaye en me mettant en colère, il riposte par le cynisme. J'ai pitié, j'essaye de l'aider, mais je me rends compte qu'il m'entraîne dans sa bulle. Ça me fatigue, mon cerveau me renvoie d'anciennes angoisses... Je ne me rendais pas compte que ça tournait au harcèlement moral parce que je ne voyais pas que je rentrais en dépression. J'essaye d'en parler avec mon patron, il ne comprend pas, il est trop jeune et il ne veut pas vraiment savoir.

Début 2001: Début de dépression, j'ignore les signaux de détresse envoyés par mon corps. Ma vie de couple subit, ma déprime me suit chez moi, je me sens dépassée, je n'arrive plus à assumer le boulot, la maison, les angoisses; mes enfants (grands) se posent des questions, le harcèlement au bureau se durcit, je n'en parle pas chez moi. Je veux régler ça toute seule pensant ne pas les inquiéter (là j'ai tort :)). Je n'ai plus envie de rire, tout me fatigue, la lumière me gêne, le soleil me dérange, les bruits m'agressent, j'ai du mal à me concentrer sur mon travail, l'autoroute m'angoisse (moi qui ai toujours été où le vent m'emporte), comme si j'étais dans un tunnel d'où je ne pourrais pas sortir, m'arrêter. J'ai peur de doubler parce que j'ai des sueurs, je sens que je vais m'évanouir. Et si je cause un accident? Toujours cette boule dans le ventre, ce nœud à la gorge, j'ai chaud, j'ai froid, j'étouffe. Comment vais-je faire si je n'arrive plus à conduire??? Qu'est ce que j'ai? Je change mon itinéraire, j'emprunte les petites routes, comme ça je pourrai m'arrêter sur le bas-côté si je m'évanouis. Oui mais, si à un endroit, il n'y a pas de bas-côté, comment je fais? Alors je roule à 30 à l'heure sur ces petites routes avec mon portable sur les genoux et un numéro programmé au cas où... la peur au ventre. Ça m'oblige à me lever plus tôt pour aller travailler, je dors mal et de moins en moins, j'ai des angoisses la nuit, des cauchemars, je ne me maquille plus, plus envie de m'habiller, trop fatiguée... Je change toutes mes habitudes, je perds mes points de repère. Je me dis qu'il faut tenir, ça va passer (mauvais réflexe, je continue de m'ignorer).

Puis, je commence à éviter les magasins, trop de gens qui vont et qui viennent, ils parlent trop fort, je sens qu'ils me font peur. Les grands espaces m'impressionnent, je me sens toute petite, fragile comme du papier de verre, et cette fatigue qui ne me quitte plus, mon corps est lourd, tellement lourd que mes jambes ont du mal à le porter. Je commence à éviter les réunions familiales, amicales, je n'arrive plus à écouter, à parler. Parler me fatigue, me saoule... Je m'isole, le regard des autres me pèse... J'ai l'impression que la vie me quitte.

Ma première AP = mon 1er scénario catastrophe : février 2002 :)

Comme tous les samedis après-midi, je dois aller faire mes courses à Auchan, je suis pas bien, mais le frigo et les placards sont vides, moi qui dans le passé planifiais tout :). Je me souviens qu'en entrant dans le magasin, je l'ai trouvé immense, j'avais le sentiment que je n'aurais pas assez de force pour faire mes courses, que le chemin qui me ramenait à la voiture était trop long. Les lumières m'aveuglent alors je porte mes lunettes de soleil dans le magasin, et si je rencontre quelqu'un que je connais? Je dirai que j'ai un orgelet. Je me cache derrière mes lunettes. J'avance, je tremble, j'ai froid. J'ai l'impression d'aller à l'échafaud... Je fais les rayons comme une automate, on dirait que j'ai bu, je ne me sens pas bien. Je me force à continuer, mes jambes me font mal, je sens les crampes qui arrivent, mon cœur qui s'emballe, les visages des gens me font peur, j'ai froid et chaud en même temps, j'ai l'impression que les gens qui parlent à côté de moi sont très loin, je suis en plein cauchemar éveillé, d'ailleurs je ne sais plus si je suis évanouie ou éveillée (plus tard avec la méthode de l'élastique, j'ai appris à corriger cette sensation :)).

J'ai peur, j'ai peur, je vais tomber, je ne finis pas mes courses, je m'en fous, il faut que je m'enfuie au plus vite à ma voiture, me mettre à l'abri, oui mais il faut que je passe en caisse, que je remplisse le frigo pour les miens! À la caisse: il faut faire la queue, je n'y arriverai pas, vite, vite, je veux partir d'ici, je ne veux plus qu'on me regarde (je crois que tout le magasin ne regarde que moi). Et toujours ce drôle de sentiment: je suis évanouie ou éveillée, je ne sais plus, je deviens sûrement folle!!! (Là, j'avais tout faux, plus je me pressais plus je nourrissais ma peur, j'augmentais mon adrénaline d'où les symptômes, j'aurais dû me calmer, pratiquer la respiration ventrale :)). Arrive mon tour, le cauchemar, je trouve que la caissière est lente, trop lente, je me sens de plus en plus mal, ça y est, je vais tomber, je pense à mon sac, ma carte bancaire, mon chéquier, mes papiers. Je crois que tous les yeux sont braqués sur moi, je me sens encore plus démunie, comme si j'étais nue, fragile, une proie facile (la spirale des pensées négatives). Je lui dis que je ne me sens pas très bien, elle appelle la sécurité qui me raccompagne à la voiture. Le comble, en plus de la peur s'ajoute la "honte". Que vont penser les gens? Que j'ai volé? (Mon sentiment de culpabilité qui revient à la rescousse :)).

On arrive à la voiture, le gardien, très gentil, me range les courses dans le coffre, je me sens handicapée, j'ai honte! Il me demande si je suis spasmophile, je dis oui, de toute façon je lui aurais répondu n'importe quoi tellement j'étais à côté de la plaque :). Il s'en va, je rentre enfin dans ma voiture et je pleure, pleure de soulagement, le périple, le cauchemar prend fin, (je me trompe encore, il ne fait que commencer puisque je me jure de ne plus revenir à Auchan, ni dans n'importe quel magasin, je commence l'évitement :)).

Je rentre chez moi, dans ma maison, mon abri qui va très vite devenir ma prison.

Les crises augmentent et se rapprochent: au travail, sur la route, à la maison... Je consulte, on me fait des analyses, je n'ai rien. Je vois un ORL pour les vertiges, rien. J'explique mes symptômes, personne ne me parle d'ago. Si personne ne trouve mon mal alors je dois devenir folle. Je perds complètement confiance en moi, je perds mon identité, je me noie...

Je rentre en agoraphobie sévère

Un matin en partant travailler dans un état second, devant ma porte d'entrée, le scénario catastrophe recommence avec tous les symptômes, je suis figée, paralysée, je n'ai plus de jambes, encore ces vertiges, je suis en déséquilibre comme un pantin sur le fil, je vais tomber, je n'en peux plus, je ne veux pas qu'on me voie dans cet état, je suis à bout de forces, épuisée, vidée, j'ai maigri, mes yeux sont cernés, je ne dors plus, j'ai des idées noires qui violent ma tête, la peur ne me quitte plus, je touche le fond... Je veux m'allonger, je vais mourir dans la folie... (Le cercle vicieux des pensées négatives est en place).

J'appelle un médecin, lui explique et lui demande de me mettre en arrêt de travail. En 4 minutes, il diagnostique une dépression (il ne me parle pas d'ago) et me prescrit un traitement lourd. J'appelle mon travail, je dis que je suis en maladie, ça a été très mal reçu. Je décide enfin (mais trop tard pour moi) de casser le contrat, je ne veux plus les voir. Je m'enlevais mon 1er poids :)).

Je regarde tous les médicaments prescrits: boîtes, flacons et malgré mes souffrances psychologiques, je comprends que le plus gros danger est là. Si je touche à ça, je m'enlise. Je le sais, dès mon enfance, j'ai vu ma mère s'enfermer et se fragiliser avec les médocs. Elle a loupé sa remise en question, elle était tout le temps sous contrôle chimique. Plus le temps a passé, plus elle est devenue dépendante. 40 ans après, ce sont eux qui la maintiennent, elle survit: tantôt elle est bien, tantôt elle est très mal, j'ai très vite compris que les médocs avaient leur propre limite, qu'ils n'étaient qu'une illusion, une transition. Ses pilules "miracles" qui lui ont volé son autonomie, sa personnalité, ses sentiments... Elle est restée avec sa peur, elle lui a laissé le droit de diriger sa vie.

Pour moi c'était: Hors de question! Je suis un traitement homéopathique, je sais que je suis vidée mais autant passer le pire maintenant. Pour cela, il faut que je trouve le moyen naturel d'aller chercher ma force. Je la cherche dans la foi, je visite des sites de prières, et je commence à me sentir moins seule, je cherche la paix par tous les moyens :). Il faut que j'apaise mes pensées, que je me rassure, que je retrouve ma foi parce que ma force est quelque part à l'intérieur. Je rentre dans ma phase de repos, mon corps me réclame de dormir le jour, je l'écoute puisque je ne dors plus la nuit. Je retrouve doucement la paix de l'âme, je panse mes blessures...

Oui mais voilà, je suis cloîtrée chez moi et mon périmètre de sécurité diminue. Peur d'aller à ma boite aux lettres: je panique. Peur d'aller sous la douche, je vais m'évanouir. Mais là je n'ai pas le choix :), il faut que je me lave: j'invente des stratagèmes, un portable + un téléphone sans fil à portée de main (pour être sûre de joindre tout le monde au cas où), je me savonne, vite, je me dépêche, je vais tomber, j'ai froid... Vite il faut que je sorte de la douche. L'enfer, je me sens en insécurité chez moi, la peur me domine sous mon toit, dans mon nid... Je suis épuisée par les vertiges, j'ai l'impression de devenir un légume.

Je me dis: << stop!!! Il faut que je sorte de ce cauchemar: qu'y a-t-il de pire que la souffrance mentale? Qu'est ce que tu risques de plus si tu essayes de sortir? Tu vas t'évanouir et alors? Tu n'iras pas plus bas que le sol ! Regarde ce que tu es devenue! sors, essayes ! >>

Je prends ma voiture, la peur au ventre, tous les symptômes, je roule les vitres grandes ouvertes, de l'air, je mets la musique pour chasser ces foutues pensées, je roule, roule, et je commence à me sentir bien au point que je voudrais rouler pendant des heures pour garder ce moment magique :). Je vois la mer, le soleil, je reviens dans le monde des vivants, c'est comme si je m'étais accordé une permission pendant mon séjour carcéral :), je comprends alors que lorsque je ne me laisse pas le choix, je peux le faire mais comment enrayer la peur et ses symptômes??? Je suis encore impuissante...

Ma porte de sortie

On entre dans le printemps, je ne baisse pas les bras, je fouille sur Internet dans les sites médicaux, je tape le mot "peur" sur un moteur de recherche et après avoir fait le tri, je découvre le site de Pierre et Stanzie. Je découvre que mon mal porte un nom: agoraphobie. Je pars directement dans la documentation et mon regard se pose sur le témoignage de "Stanzie": Epoustouflant !!! Il devient ma porte de sortie, si elle a réussi, je peux le faire... J'imprime la doc., je décortique tout, je viens sur le forum, je veux comprendre comment vivent les autres. Ouf ! Je ne suis pas la seule. Ouf ! Ce n'est pas de la folie!! Je me fixe un objectif, le règlement de l'agoraphobie devient mon nouveau job, je signe un contrat avec moi-même, je me dois de le respecter comme dans toute société: je planifie par écrit mes sorties de la semaine, je dois m'y tenir!!! Mon salaire sera ma liberté :). Je m'expose 1 jour sur 2 coûte que coûte. C'est dur, épuisant, les AP, les crises d'angoisse mais je veux en sortir. Je fais avec ce que j'ai mais il me manque encore des informations. J'ai la volonté, je persévère... Je comprends vite que pour bien m'exposer, je dois savoir me détendre. Les jours de "repos", je pratique, relaxation, yoga, méditation, respiration ventrale, peinture, je me laisse aller en douceur. Je découvre mon intérieur, 2e clef :), c'est mon paradis, ma prairie, mon jardin secret où je recharge mes batteries :). Parallèlement, je fais le point sur mon passé lointain et proche, je fais le tri et je commence à me séparer de certaines mauvaises habitudes, certains comportements, je relativise, je change ma vision de la vie... :) La sérénité commence à m'atteindre, ça y est la paix vient en moi...

Arrive la cerise sur le gâteau à l'automne: la session donnée par Stanzie. Elle nous prévient: elle nous donne de son temps, nous passe ses outils mais à nous de faire le plus difficile: travailler et encore travailler nos expos!!! Je suis prête psychologiquement, je fonce avec elle, j'ai confiance parce que je SAIS qu'elle me mènera à la victoire! Là tout devient clair comme de l'eau de roche, je comprends exactement le mécanisme de la peur et comment la régler. Elle nous confirme la doc. du site en direct, tout est planifié, elle nous apporte des outils supplémentaires et précieux, je comprends comment fonctionne mon cerveau en AP, pourquoi, comment. Elle nous apprend à travailler par palier, à me ramener dans le présent, à coter ma peur, à chasser les pensées négatives, etc... J'ai des questions, elle répond, j'ai tous les outils donnés par une ex-ago, je suis obligée de réussir :). Je prends confiance de + en +, rien ne m'arrête, je travaille encore et encore mes expos, je travaille tous les jours ma concentration en me planifiant par écrit mes activités journalières, les techniques fonctionnent, je me re-éduque psychologiquement, mon physique suit le mouvement :), les symptômes diminuent :). Je m'aperçois que je trouve du plaisir lorsque je sors :).

Début de printemps 2003, je décante complètement, mon pilote automatique se remet en place, je ne fais plus d'évitement, je n'angoisse plus, ma peur est réglée, je reviiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiis, je suis libre, j'ai gagné mon salaire!!!:).

L'aventure "Ago" se termine, j'en sors grandie et plus forte parce que j'ai été chercher à l'intérieur ce qu'il fallait :). Mon amour m'a attendu et prouvé qu'il m'aimait, mes enfants sont fiers de moi. Que demander de plus :)? J'aborde ma 2e partie de vie avec sérénité, force et bien-être, je suis heureuse, bien dans ma peau et tellement fière de Moi, enfin... Je remercie la nature, chaque matin, de me permettre de l'apprécier :).

Conclusion

Si vous me demandez:

- N'as-tu pas peur dans le futur de refaire des paniques?

Non :) parce que j'ai les outils, les techniques dans ma mallette; mon havre de paix à l'intérieur où je peux aller me ressourcer, que je connais mon potentiel, ma force, mes limites et que surtout: je m'écoute... :).

- N'as-tu pas peur un jour de re-développer l'ago ou une autre phobie ?

Non :), parce que maintenant je connais le chemin qui mène à la phobie, je sais pourquoi et comment je l'ai développée :).

- Que retires-tu de cette expérience?

J'ai trouvé ma meilleure amie, celle sur qui je peux compter à tout moment, celle qui sait m'écouter avec sérénité, mon protecteur, ma confidente: MOI :).


Chantal


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